23.07.2008

communiqué de bertrand delanoé

COMMUNIQUE DE BERTRAND DELANOË Mercredi 23 juillet 2008 Au lendemain de la révision constitutionnelle adoptée lundi 21 juillet de façon étriquée, à force d’intimidations et de pressions, les socialistes ne doivent pas céder au piège que leur tend Nicolas Sarkozy: celui de l’autodénigrement, de la division et de l’individualisme. J’appelle donc chacun à la responsabilité, à la solidarité et à la sérénité. Notre famille politique est aujourd’hui engagée dans un très bel exercice de démocratie. Ses adhérents sont invités à décider souverainement de l’orientation qu’ils souhaitent lui donner. Rien ne doit venir gâcher ce grand moment de réflexion collective, qui implique que nous restions unis autour de nos valeurs, et concentrés sur l’essentiel : être une opposition rassemblée, cohérente et créative, et préparer une autre offre politique pour nos concitoyens. Nous le devons à tous les Français, victimes d’une politique de véritable casse sociale et qui ont besoin d’une efficacité de gauche. Et nous le devons aux militants socialistes, au nom des principes qui guident leur engagement.4ac7384c71817202937c53a6db766da9.jpg

21.07.2008

institution ça passe juste .

4eced438e880e64cee78dcaa427ed314.jpgNicolas Sarkozy peut pousser un grand ouf de soulagement. Après de longues semaines de polémiques et de manoeuvres, petites ou grandes, le "oui" a finalement séduit, d'une seule petite voix d'avance,Par 539 voix contre 357, (il en fallait 538), les parlementaires ont définitivement adoptés le projet de réforme des institutions de la Ve République, et ont, de facto offert une bouffé d'oxygène au chef de l'Etat. La réelle portée de ce gain politique, arraché aux forceps, se mesurera dans les semaines et les mois qui viennent. En attendant, députés et sénateurs ont donc fait le choix d'approuver un projet d'envergure, visant, selon ses promoteurs, à renforcer les prérogatives du Parlement, et qui modifie, légèrement ou plus substantiellement, 47 articles de la Loi fondamentale, adoptée par le peuple français le 4 octobre 1958, et depuis, révisée à 24 reprises. Ainsi, une fois le texte définitivement en application, et parmi bien d'autres dispositions , le président de la République pourra s'adresser directement au Parlement. Ses mandats seront limités à deux consécutifs. Les langues régionales, la parité hommes-femmes ou l'indépendance et le pluralisme des médias, seront mieux protégées par la loi ou la Constitution. A contrario, le recours à l'article 49-3 sera lui plus strictement encadré. Quant aux citoyens, ils se verront conférer la possibilité d'un référendum d'initiative populaire ou encore, via le Conseil d'Etat ou la Cour de cassation, la saisine du Conseil constitutionnel. Autant de mesures longuement muries par le comité Balladur, installé à l'été 2007 par le chef de l'Etat, puis approuvées un an plus tard par l'Assemblée nationale et le Sénat. Baylet assume "Nous avons choisi d'agir", avait plaidé François Fillon en ouverture des débats afin de justifier la décision présidentielle de mener cette bataille dès l'été 2007. Soucieux de placer les parlementaires devant leurs responsabilités, le chef du gouvernement leur avait alors demandé de choisir entre le renouveau et le statu quo. Afin de convaincre les derniers indécis, le Premier ministre en avait alors appelé au consensus. "Notre Constitution n'est ni de droite, ni de gauche, elle est notre loi fondamentale, celle qui régit, par delà les partis et les alternances, le fonctionnement de notre démocratie", avait-t-il solennellement affirmé. Il avait également appelé les députés et sénateurs "à avoir raison tous ensemble", dans un "esprit de responsabilité et de cohésion nationale". Dans le même registre, parmi les tenants du "oui", Jean-François Copé avait lui souligné que "vingt amendements (de la gauche) ont été retenus". Jean-Michel Baylet, pour le Parti radical de gauche (PRG, majoritairement favorable à la réforme), "le texte présente un certain intérêt", malgré son manque d'ambition. Offensif, le député du Tarn-et-Garonne avait également tenu à régler ses comptes avec "ses amis" de gauche opposés au texte. "La discipline de vote n'est pas l'interdiction de penser, nous devons dépasser les clivages partisans", avait-il lancé sous les applaudissements, sans forcément savoir que sa position pèserait aussi lourd. Car, visiblement, sa formation, à deux exceptions près, dont Christiane Taubira, a suivi ses recommandations. Dans le camp du "non" cette fois, le réel espoir d'une mise en échec du gouvernement laisse donc place à une légitime amertume. A la tribune, Arnaud Montebourg, pour le groupe SRC (socialiste, radical et citoyen) avait pourtant jeté ses dernières forces dans la bataille. Le député de Saône-et-Loire, réputé pour son sens aiguisé de la formule, avait accusé le pouvoir de "jouer à la loterie avec une réforme importante" qu'il souhaitait imposer "à coups de règle sur les doigts", en référence aux pressions dénoncées par certains parlementaires. "Cette réforme est une triste et scandaleuse occasion manquée devant l'histoire de notre pays", avait-il déploré, entraînant dans son sillage, Jack Lang excepté, l'ensemble des députés socialistes. En vain. Pour une voix seulement. Vous aimez le traitement de l’actualité sur leJDD.fr ? Découvrez chaque dimanche, le Journal Du Dimanche en version PDF sur leJDD.fr ou dans un point de vente près de chez vous.

lecture des contributions

fdbc849e54efa295f0580d4984ab9b2f.jpgJ’ai terminé de lire ce week-end la contribution de Martine Aubry et j’ai commencé à lire celle de Ségolène Royal. J’avoue avoir été séduit par “Une vision pour espérer, une volonté pour transformer”, contribution présentée par Martine Aubry. Je pense toujours que Bertrand Delanoë est le mieux placé pour diriger le parti et j’apprécie sa clarté sur l’annonce des alliances possibles (voir http://www.francoisschlosser.fr/archive/2008/07/19/interview-de-bertrand-delanoe-dans-le-point.html). Je suis d’ailleurs assez heureux de la perspective d’un rapprochement avec Martine Aubry. Les constats qui sont faits dans sa contribution sont très parlants et certaines de ses propositions sont à mon sens très intéressantes. Je ne dis pas certaines pour signifier que celles que je n’ai pas retenues ne seraient pas dignes d’intérêts, il faut juste reconnaître que souvent les différentes contributions se rejoignent et j’ai donc tendance à m’intéresser aux propositions plus inhabituelles ou tout simplement différentes. Ainsi, la proposition de l’élection des conseils des intercommunalités au suffrage universel direct pourrait être une bonne chose. L’Etat ne peut pas toujours tout et l’’idée de consacrer, à l’initiative de l’Etat (tout de même), chaque année, à l’échelle du pays, la valorisation et la promotion d’un thème particulier comme l’alimentation ou l’eau a retenu mon attention. Martine Aubry partage également le principe d’une direction du parti capable de faire respecter les décisions du parti socialiste pour qu’enfin il parle d’une seule voix. Enfin, la volonté de ne pas être frileux sur ce que nous sommes, la capacité dêtre fier de l’abolition de la peine de mort, du pacs, des 35h, de la CMU est une chose qui est à mon sens est absolument nécessaire. J’avoue avoir été un peu moins séduit par ce que j’ai lu de la contribution “Combattre et proposer” proposée par Ségolène Royal. Certes, j’ai apprécie de retrouver, comme chez Bertrand Delanoë, comme chez Martine Aubry, comme chez Pierre Moscovici la préférence à la valeur travail plutôt qu’une politique favorable aux rentiers, politique que mène actuellement le gouvernement Sarkozy. J’ai également beaucoup aimé son idée de décentraliser le parti pour qu’enfin les compétences soient reconnues par rapport aux débats locaux et non plus par rapport au positionnement des uns et des autres sur le débat national. Sur le parti socialiste, l’idée de regler le problème des courants et des désignations va également dans le même sens. Enfin, on retrouve également la démarche visant à faire respecter les décisions du parti et sur un autre registre l’encouragement au syndicalisme. François SCHLOSSER